Kétamine : la Wsava et l’Avma rejoignent la WVA et la FVE pour s’opposer à son classement comme stupéfiant

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Après la World Veterinary Association (WVA) et la Federation of Veterinarians of Europe (FVE), c’est au tour de la World Small Animal Veterinary Association (Wsava) et de l’American Veterinary Medical Association (Avma) de prendre position contre le classement de la kétamine injectable parmi les stupéfiants. Leurs voix s’élèvent pour conserver l’accès à cet anesthésique, tant en médecine vétérinaire qu’humaine.

 

La 58e session de la Commission on Narcotic Drugs (CND) des Nations unies devait décider, le 13 mars 2015, de classer ou non la kétamine au tableau I de la Convention sur les substances psychotropes de 1971. Finalement, la décision de placer cet anesthésique sous contrôle international a été reportée à une date ultérieure pour permettre à la CND de recueillir davantage d’informations sur la question.

KetamineL’Avma et la Wsava en profitent pour ajouter leur voix à celles qui s’opposent à cette mise sous contrôle international de la kétamine. Elles demandent à leurs membres de réagir et de s’unir face à cette menace pour leur pratique. Les deux associations redoutent en effet que la kétamine ne soit plus accessible aux vétérinaires. Or c’est le seul anesthésique et antidouleur disponible et largement utilisé pour traiter petits et grands animaux dans le monde entier.

L’Avma est membre de la Wsava, mais aussi de la WVA, qui à son tour interagit étroitement avec d’autres organisations mondiales telles que la World Medical Association (WMA). En connectant ainsi leurs membres, l’objectif commun est de défendre l’usage médical de la kétamine. Gardant un œil sur l’ordre du jour des sessions de la CND, ce lobbying vise à faire entendre la voix de la profession vétérinaire dans le débat.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est aussi positionnée contre cette mise sous contrôle de la kétamine, qui compromettra la capacité de certains pays en développement à accéder à une anesthésie et une analgésie efficaces. Toute la chaîne de production de ce médicament devra en outre respecter un nouveau protocole réglementaire, avec pour conséquences une réduction de l’offre (face à l’augmentation des coûts, certains fabricants quitteront ce marché) et une restriction de son utilisation (limitée à des essais expérimentaux comme pour le LSD).

Le Global Pain Council (GPC) de la Wsava a rédigé une déclaration qui définit sa position dans le cadre de cette campagne de mobilisation : « L’accès aux médicaments anesthésiques et analgésiques est impératif pour atténuer la souffrance animale (…). Dans certaines régions du monde, la kétamine est le seul agent analgésique-anesthésique à la disposition de la profession vétérinaire, elle est donc essentielle pour permettre aux praticiens d’exercer leurs activités quotidiennes d’une manière éthique et humaine. Restreindre son usage aurait un impact significatif et négatif sur le bien-être des animaux à l’échelle mondiale. De ce fait, la Wsava et son Global Pain Council prêtent leur appui aux efforts visant à mettre un terme à toutes les initiatives qui cherchent à mettre sous contrôle la kétamine. »

Les vétérinaires sont ainsi appelés à faire connaître leur opposition afin de rendre plus forte la voix de la profession au plan mondial.

 

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