Un nouveau cas de rage en Vendée

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C’est l’été, avec ses transhumances de touristes, ses incendies, sa sécheresse (mais si !), ses ruptures de la chaîne du froid pour les denrées, son développement de contrefaçons, et ses importations généralement illégales d’animaux de tout poil… même enragés !

 

Une fois de plus, une importation du Maroc relance la médiatisation de la rage en France. Un chiot de 3 mois a rejoint l’Hexagone le 1er août dernier, rapporté par des touristes en vacances de l’autre côté de la Méditerranée. Le chiot, mort le 7 août dernier, était suspecté de rage depuis la veille, chez un vétérinaire de Vendée. L’Institut Pasteur a confirmé le cas le 11 août. Depuis, 24 personnes ayant été en contact avec l’animal font l’objet d’un suivi particulier.

En 2005, un cas en Gironde avait aussi défrayé la chronique, en pleine période estivale. Plusieurs animaux avaient dû être euthanasiés par précaution, d’autres ont été sauvés de la piqûre in extremis. Durant l’hiver 2007-2008, un nouveau cas est apparu en Seine-et-Marne.

En Vendée, un chien qui a été en contact avec le chiot mort mais correctement vacciné (identification et certificat antirabique à jour) sera de nouveau vacciné par précaution et placé sous surveillance pendant 6 mois (arrêté du 9 août 2011). En revanche, tout animal suspecté d’avoir été en contact avec le chiot atteint devra être euthanasié dès lors qu’il n’est ni identifié (tatouage ou puce électronique) ni valablement vacciné contre le virus rabique. D’ores et déjà, une chatte et ses deux chatons, non vaccinés, seront euthanasiés. La DDPP de Vendée recherche d’autres animaux éventuellement à risque.

 

La rage toujours d’actualité

Si la France est considérée comme indemne de rage depuis 2001 (dernier cas autochtone en 1998, malgré celui de 2008), le risque existe toujours. La maladie est loin d’être éradiquée dans le monde. Chaque année, 50 000 personnes en meurent encore, majoritairement des enfants, dans d’atroces souffrances. Le virus se transmet assez facilement, par morsure, griffure, ou simplement par léchage sur une blessure non cicatrisée (via la salive de l’animal porteur du virus). En outre, une autre voie de contamination, rarement citée car exceptionnelle, implique la chauve-souris (autre classe de virus). Elle s’effectue alors davantage par aérosol.

Malgré toutes les mises en garde et la médiatisation des cas précédents, certains de nos concitoyens continuent de prendre des risques pour leur santé et pour celle des autres. Mais ce dernier cas d’imprudence ne sera pas le dernier. Lors du cas de rage en Gironde, la tension était palpable dans le Sud-Ouest. Cependant, les vétérinaires locaux reconnaissent qu’une fois l’affaire close, le taux de revaccination des animaux de la région a de nouveau chuté, comme si rien ne s’était passé. Et pourtant, des filières comme celles de la cynégétique et de la cynotechnie avaient été ébranlées par l’imprudence d’un seul individu.
Importer des animaux non identifiés et non vaccinés reste illégal, donc susceptible de poursuites. Des protocoles sanitaires sont indispensables et à prévoir suffisamment à l’avance avant tout transport d’un animal.

 

Pour plus d’informations :

La gestion des animaux au quotidien en cas de rage

En cas de rage, quel statut pour quel animal ?

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