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Les espèces les plus tuées sur les routes d’Europe 

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Les espèces les plus tuées sur les routes d’Europe 

Une étude identifie les espèces les plus vulnérables aux accidents routiers, et ce ne sont pas nécessairement les plus à risque d’extinction. Elle montre que les mesures de prévention des accidents routiers ne sont pas adaptées à la conservation des espèces.

 

Chaque année, 194 millions d’oiseaux et 29 millions de mammifères sont tués en moyenne sur les routes européennes. Les densités routières en Europe sont parmi les plus élevées du monde. 50% du continent est à moins de 1,5 km d’une route pavée ou d’un chemin de fer. Les axes routiers constituent donc une menace importante pour la faune sauvage et pourraient même entraîner la disparition complète de certaines espèces.

Pour mieux comprendre les enjeux, une nouvelle étude identifie les espèces les plus vulnérables en épluchant 90 enquêtes d’accidents de la route dans 24 pays européens.

Les plus à risques ? Les petits animaux qui atteignent la maturité rapidement et avec une forte densité de population. Les espèces nocturnes, principalement herbivores, sont aussi exposées à une surmortalité routière.

Ainsi, selon ce classement, le merle et la pipistrelle pygmée (ou pipistrelle soprane), petite espèce de chauve-souris, sont les principales victimes d’accidents de la route.

La recherche révèle que les espèces tuées le plus souvent ne sont pas nécessairement les plus en danger d’extinction. Or, aujourd’hui, le principal facteur pris en compte lors de la conception de nouveaux axes de circulation est la mortalité d’une espèce, plutôt que son risque d’extinction.

Ce faisant, les efforts sont orientés vers les mauvaises espèces, pas celles qui sont les plus fragiles. Les mesures de préservation de la faune sauvage prises au moment de la construction des nouvelles routes ne sont donc pas forcément adaptées. Mieux comprendre quelles espèces sont les plus vulnérables face aux routes est donc important si nous voulons prendre des mesures de conservation plus efficaces.

Il faut aller au-delà de la quantification de la mortalité routière en appliquant des modèles de population pour identifier les espèces qui peuvent être vulnérables à une perte supplémentaire d’individus, ce qui fournira des informations plus précises pour cibler les segments de route qui nécessitent une atténuation.

Cette réflexion est d’autant plus importante que les actions de confinement et de déconfinement face à la COVID-19 auront perturbé la faune. La diminution de la présence routière aura surement été bénéfique mais le retour à la normale pourrait surprendre les animaux, en particulier les jeunes qui sont le plus à risque, et ainsi provoquer un regain de mortalité d’autant plus important.

Soyez donc d’autant plus vigilants en cette période.

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