La fin des protocoles de vermifugation ?

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Depuis quelques années, la coproscopie est préconisée avant toute vermifugation d’un équidé. Si cette approche n’est pas encore systématique, c’est qu’elle rencontre certaines difficultés sur le terrain. En effet, il est délicat de proposer au propriétaire de chevaux de pratiquer une coproscopie pré-vermifugation qui pourra révéler un résultat qui aboutit à… ne pas vermifuger.

Mais l’intérêt de cette approche individuelle du traitement des parasites prédomine, notamment dans le combat contre certaines formes de résistance.

Fini donc les protocoles de vermifugation ? Le laboratoire Virbac, positionné sur ce marché,  le souhaite pour deux raisons :

  • Les propriétaires d’équidés administrent en moyenne 2,1 seringues par an, mais avec une hétérogénéité d’un élevage à l’autre telle que cette moyenne n’est pas significative. Certains élevages optent pour une dose mensuelle, d’autres annuelle, etc.
  • Le vermifuge est un médicament; il est normal que l’expertise vétérinaire confirme la nécessité de son administration.

La banalisation de cette catégorie de médicament entraine des pratiques particulièrement dangereuses  : rien ne garantit le contenu d’une seringue achetée sur Internet par exemple; nombre de cas relevant de la répression des fraudes sont rapportés depuis que l’e-commerce de ce médicament s’est développé.

Aussi, Virbac s’engage dans une communication en faveur d’une approche individuelle de la vermifugation, dès ce printemps, en proposant des supports de sensibilisations à la vermifugation régulière et personnalisée des équidés, dans les salles d’attentes des cliniques vétérinaires.

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