COVID-19 et chats : une nouvelle étude appuie la transmission entre félins

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Une nouvelle étude vient confirmer l’infection des chats par le SARS-CoV-2 responsable du COVID-19, et la transmission entre les félins. Cependant, les situations expérimentales sont à mettre en perspective. Les risques d’infection dans la réalité demeurent faibles.

 

Une nouvelle étude vient confirmer l’infection des chats par le SARS-CoV-2 responsable du COVID-19, et la transmission entre les félins. Cependant, les situations expérimentales sont à mettre en perspective. Les risques d’infection dans la réalité demeurent faibles.Début Avril, des chercheurs de Harbin Veterinary Research Institute publiaient des résultats qui indiquaient que les chats étaient susceptibles à l’infection par le nouveau coronavirus, SARS-CoV-2, et pouvaient le transmettre intra-espèce. Un chat sur trois, placé à proximité de chats inoculés avec le virus avait été testé positif.

Quelques mois et 6 cas de chats naturellement infectés identifiés plus tard, une nouvelle étude du Wisconsin School of Veterinary Medicine et de l’Université de Tokyo renforce cette hypothèse. Les chercheurs japonais et américains montrent que trois chats infectés en laboratoire par le Covid-19 ont pu contaminer trois autres chats sains.

En 5 jours, le virus semble pouvoir infecter des chats sains hébergés avec les chats inoculés. Et cinq jour plus tard, ils étaient toujours positifs ce qui suggèrerait qu’ils étaient probablement toujours contagieux d’après les chercheurs.

 

Des prises de sang révèlent également la production d’anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 encore 24 jours après l’infection. Cependant, aucun des chats n’a montré de symptôme et tous éliminèrent le virus complètement.

A noter toutefois que la situation expérimentale ne rend pas forcément compte du contexte réel. Les données montrent une facilité de transmission virale entre les chats domestiques mais le protocole utilisé est éloigné de la réalité.

Si cette étude met en évidence une probabilité, plus importante même que la précédente, de transmission intra espèce, les doses virales inoculées expérimentalement sont cinq fois supérieures. Les animaux sont également hébergés dans des espaces très petits.

La quantité de virus inoculés ainsi que l’espace restreint entre les animaux ont pu largement faciliter la contamination. Ces conditions ne traduisent donc pas une transmission réaliste.

La réaction de Linda Saif, coronavirologiste mondialement reconnue, dans le magazine Nature face à la première étude reste tout à fait pertinente: « Cela suggère que le virus n’est pas hautement transmissible chez les chats« . « Les résultats sont basés sur des expériences de laboratoire dans lesquelles un petit nombre d’animaux a délibérément reçu de fortes doses du virus, le SARS-CoV-2, et ne représentent pas des interactions réelles entre les personnes et leurs animaux de compagnie« .

Le risque d’infection naturelle due à l’exposition au SRAS-CoV-2 demeurent assez faible selon les experts, et il n’y a toujours aucune preuve que le virus puisse se transmettre du chat à l’humain même si l’inverse reste possible.

Les spécialistes conseillent aux personnes atteintes du Covid-19 de minimiser les contacts avec leurs chats afin d’éviter de les infecter.

 

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