Une nouvelle voie s’ouvre aux assistants vétérinaires suisses : les soins aux animaux de rente

Vetitude.fr | Le

La Société des vétérinaires suisses (SVS) veut élargir le champ de compétences des assistants en médecine vétérinaire (AMV) pour leur confier certains soins aux animaux de production. Jusqu’à présent cantonnés aux animaux de compagnie, les AMV pourraient ainsi être formés à la réalisation de plusieurs actes en pratique rurale dès 2019. L’assemblée des délégués de la SVS a adopté, le 9 juin 2016, le principe d’un nouveau cursus dédié aux espèces de rente. La liste détaillée des tâches susceptibles de leur être déléguées reste à établir.

 

Assistant veterinaire suisse AMVSuivi des plaies, soins aux onglons, écornage des veaux, soutien administratif dans le cadre de la médecine de troupeau, tels sont quelques-uns des actes auxquels les assistants vétérinaires suisses pourront prétendre dans un avenir proche. Si aujourd’hui la formation d’AMV se limite au domaine des petits animaux, une orientation “animaux de rente” devrait voir le jour dans moins de trois ans.

Les nouveaux modules seront intégrés dans l’actuel cursus du métier d’AMV, qui conduit à l’obtention du certificat fédéral de capacité (CFC), puisque de nombreuses exigences de base sont communes aux petits et aux grands animaux. En outre, environ 40 % des assistants travaillent dans des cabinets vétérinaires mixtes. Jusqu’à présent limités aux tâches administratives en pratique rurale, ils pourront bientôt, via le nouvel apprentissage, étendre leurs interventions aux soins aux animaux de rente, voire administrer certains traitements. Le nouveau champ d’action des AMV, qui reste à définir par voie de directives, vise à décharger de certaines tâches les vétérinaires ruraux et à répartir plus efficacement le travail.

Bien entendu, leurs nouvelles compétences s’exerceront sous la surveillance directe et la responsabilité des vétérinaires employeurs. Pour les assistants vétérinaires déjà formés qui travaillent dans le secteur des animaux de compagnie, un rattrapage des modules complémentaires est envisagé. Il est également prévu, pour les agronomes, une passerelle permettant d’accéder à la formation. L’élaboration des contenus du nouvel enseignement se fera sous l’égide de l’Organisation du monde du travail (Ortra), en collaboration avec l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP). Il fera l’objet, après consultation, d’une modification d’ordonnance.

 

Partager cet article :

Articles qui pourraient vous intéresser

Plus dans Économie
Les risques de ce libre-échange transatlantique, Tafta, vont déjà mettre à mal les normes sanitaires et environnementales de l’Europe
Traité transatlantique (Tafta) : beaucoup à perdre et peu à gagner pour le secteur agricole européen

Un récent rapport* des Amis de la terre, intitulé « Agriculture européenne, la grande braderie », passe en revue les répercussions pour...

Fermer