Pharmacovigilance vétérinaire : une télédéclaration des effets indésirables chez l’animal facilitée

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de lancer une nouvelle version de son site web dédié aux télédéclarations de pharmacovigilance vétérinaire. Ce site*, qui sert à collecter toutes les suspicions d’effets indésirables liées à l’administration des médicaments vétérinaires, propose désormais de nouvelles fonctions afin de simplifier la procédure de déclaration en ligne et de rendre la détection des événements plus efficace et plus rapide.

 

pharmacovigilance veterinaireLe dispositif national de pharmacovigilance vétérinaire est placé sous la responsabilité de l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) qui, au sein de l’Anses, délivre les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments vétérinaires et assure une surveillance continue de leurs risques et bénéfices. Ce dispositif vise ainsi à recueillir les effets indésirables inattendus et à mieux les caractériser chez l’animal, afin de prendre ensuite les mesures de gestion du risque nécessaires, qui peuvent aller de l’ajout d’une précaution d’emploi au retrait de l’AMM. L’efficacité de ce dispositif repose essentiellement sur les déclarations qui, dans plus de 90 % des cas, proviennent de vétérinaires.

Afin de faciliter la transmission des données en ligne, de nouvelles fonctionnalités sont proposées sur le site de l’Anses : la création d’un compte permet au télédéclarant (vétérinaire, pharmacien, particulier) de sauvegarder ses données personnelles, de consulter l’historique de ses déclarations, d’enregistrer une déclaration à compléter plus tard, etc. Il peut également joindre un document qui présente un intérêt pour l’évaluation de sa déclaration (résultats d’analyses, photos, etc.). En outre, plus besoin de saisir manuellement le nom du produit incriminé, il suffit de le sélectionner dans la liste des médicaments vétérinaires autorisés en France. Enfin, cette nouvelle version prend désormais en compte les spécificités de la médecine de groupe et de chaque filière de production (veaux, volailles, lapins, porcs, poissons, etc.). Le nouveau site de télédéclaration est compatible avec les principaux navigateurs sur PC et Mac, et est également accessible via les smartphones et les tablettes sous iOS ou Android.

Les déclarations collectées sont ensuite évaluées par l’ANMV ou par le Centre de pharmacovigilance vétérinaire de Lyon (CPVL). Les effets identifiés font alors l’objet d’une évaluation collective, soit au niveau européen avec les experts des autorités compétentes des autres États membres de l’Union, soit au niveau national. Au final, elles contribuent à améliorer les connaissances sur les médicaments vétérinaires.

En France, les vétérinaires et les professionnels de santé ont l’obligation de déclarer les effets indésirables graves et/ou inattendus survenus chez l’animal, ainsi que chez l’homme. La déclaration des effets non graves, des manques d’efficacité, de dépassement des limites maximales de résidus (LMR) et des risques éventuels pour l’environnement est, quant à elle, fortement encouragée.

Ainsi, le périmètre de la pharmacovigilance vétérinaire englobe :

  • les effets indésirables sur les animaux à la suite de l’administration d’un médicament vétérinaire (ou d’un médicament à usage humain dans le cadre de la cascade) ;
  • les effets indésirables chez l’homme consécutifs à l’exposition à un médicament vétérinaire ;
  • les suspicions de manque d’efficacité d’un médicament vétérinaire ;
  • les problèmes de temps d’attente et de résidus de médicament vétérinaire dans les aliments ;
  • les problèmes environnementaux liés à un médicament vétérinaire.

 

* https://pharmacovigilance-anmv.anses.fr

https://pharmacovigilance-anmv.anses.fr/images/pdf/DECLARATION_ANIMAL_medecine_individuelle.pdf

https://pharmacovigilance-anmv.anses.fr/images/pdf/DECLARATION_ANIMAL_medecine_de_groupe.pdf

 

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