Cheval : la filière équine française lance un appel en faveur d’une politique européenne globale et ambitieuse

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L’ensemble de la filière équine, oubliée de la politique agricole commune, se mobilise et en appelle à davantage de reconnaissance aux niveaux national et européen. Le 6 octobre 2016 à Paris, les présidents de la Fédération française d’équitation (FFE), de la Société hippique française (SHF), du Trot, de France Galop et de la Société française des équidés de travail (Sfet) ont fait front commun et signé une déclaration appelant les autorités publiques nationales et européennes à mettre en place, sans plus tarder, « une véritable politique européenne du cheval ». Ils invitent en outre les autres pays européens à se joindre à leur appel.

 

filiere-equine-tourisme-equestreAprès les médailles olympiques, l’heure est à la mobilisation pour la filière équine tricolore. Ses cinq représentants, réunis hier pour la première fois, ont parlé d’une seule voix pour se faire entendre de Bruxelles. Confrontés à la crise du monde du cheval*, qui touche aussi les autres États membres de l’Union européenne, ils estiment que la France ne reçoit pas, de la part des institutions nationales et européennes, « tout le soutien, la protection et l’encouragement qu’elle mérite », malgré les contributions sociétales et le potentiel d’exploitation de sa filière équine. Selon eux, le cheval répond pourtant aux objectifs de la politique européenne de développement rural (second pilier de la politique agricole commune), qui complète le régime des aides aux revenus du premier pilier de la PAC.

Avec un cheptel européen de plus de 7 millions de têtes, le cheval est certes le plus petit troupeau agricole, mais il permet de maintenir une activité économique sur les territoires ruraux. En France, il génère quelque 180 000 emplois directs qui, le plus souvent, ne sont pas délocalisables, ont souligné les cinq présidents. Au-delà de l’économie agricole, ils souhaitent que la filière équine soit mieux prise en compte dans les politiques européennes. En effet, les équidés font la richesse du patrimoine rural commun et sont un témoignage des traditions et un acteur incontournable des loisirs sportifs et de compétition. Le potentiel de ce secteur est un atout, tant pour l’économie que pour l’environnement, à prendre davantage en considération. En contribuant à l’aménagement, à la gestion et à l’entretien des espaces naturels, la filière favorise en effet le développement durable. Elle répond ainsi pleinement aux préoccupations françaises et européennes en termes de croissance verte, d’emplois, d’inclusion sociale, de santé et d’environnement.

Les présidents de la filière équine française appellent aussi leurs homologues des autres pays européens à se mobiliser à leurs côtés.

 

* https://www.senat.fr/notice-rapport/2015/r15-692-notice.html

 

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