Antibiorésistance : création d’une unité ENVT-Inra pour réduire les consommations d’antibiotiques en élevage

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Pour lutter contre l’antibiorésistance, notamment due à l’usage excessif des médicaments anti-infectieux en élevage, l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) viennent de créer une unité dédiée à ce problème sanitaire mondial. Depuis le 1er janvier 2018, cette nouvelle unité mixte, baptisée “Innovations thérapeutiques et résistances” (InTheRes), est chargée de la recherche sur les innovations thérapeutiques visant à réduire et à optimiser l’utilisation des antibiotiques et des antiparasitaires chez les animaux de rente.

 

Les travaux menés au sein de l’unité mixte de recherche InTheRes auront pour finalité de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques aux éleveurs, associées à des outils de suivi. Plusieurs axes de recherche sont définis, avec pour objectif de réduire les risques pour l’homme et l’impact sur l’environnement de l’émergence et de la diffusion d’antibiorésistances via les systèmes d’élevage, de garantir la santé et le bien-être des animaux via la lutte contre les maladies d’origine infectieuse, et enfin de préserver l’efficacité de ces médicaments.

InTheRes va ainsi s’intéresser à plusieurs agents pathogènes qui affectent les animaux de rente, comme les bactéries du genre Pasteurella à l’origine de maladies respiratoires ou les parasites tels que les nématodes gastro-intestinaux, afin de développer de nouvelles associations thérapeutiques. Elle se penchera aussi sur les micro-organismes commensaux, pour chercher à réduire l’impact des traitements sur les microbiotes intestinaux ou environnementaux.

Basée à Toulouse et dirigée par le Pr Alain Bousquet-Mélou, l’unité InTheRes fait intervenir des équipes issues de l’ENVT et de l’Inra dans plusieurs disciplines (biologie, pharmacologie et mathématiques). Elle compte également s’inscrire dans un réseau de collaborations plus vaste, incluant notamment la médecine humaine. L’unité mixte devrait ainsi travailler avec des équipes médicales partenaires, dans le domaine de l’optimisation des posologies, via des approches de modélisation pharmacologique.

 

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